Accueil › Forums › Forums Praticiens › Discussions entre Praticiens et Etudiants en Médecine Chinoise et en Acupuncture › Fatigue après un traitement › Répondre à : Fatigue après un traitement
En pratique, je considère qu'une grosse réaction après le traitement est de bon pronostic. Je tiens compte de la nature de cette réaction, mais sans angoisse excessive.
J'ai eu des fatigues, des hypothermies, des grosses colères, des pleurs, des douleurs renforcées, des sensations de bouillonement, des gens m'ont décrit des sensations étranges dans des parties du corps loin de l'endroit de la piqure et pas forcément sur le méridien ! j'ai même eu une sorte de mal d'aiguille 12 h après ! ( pour un traitement réussi ). Alors je prends ça avec une sorte de tranquilité et de l'humilité, en me disant que le corps est décidément une merveille pleine de mystères. Et que c'est pas rien de "mettre" des aiguilles.
J'en tient compte, j'esaye de travailler avec plus de douceur, mais sans trop chercher à décrypter dans le détail des réactions.
De toute façon, pour ce qu'on appelerai en europe "troubles psychosomatiques" (je pense à certaines douleurs de ventre, par exemple ), j'en suis arrivé à penser qu'il est important de travailler de manière extrèmement progressive parce que j'ai constaté plusiurs fois que si les résultats sont trop puissants, trop efficaces, il y a souvent une contre-réaction au moins aussi puissante rapidement, et donc les résultats ne tiennent pas. Le patient réinstalle son trouble. Par contre, dans des cas comme celui-ci, si on a la chance de pouvoir travailler un peu dans la durée, avec une certaine confiance de la part du patient, on peut arriver de façon quasi imperceptible à un mieux durable, - et alors tout ce qu'on risque c'est que le patient ait l'impression à la fin qu'on aie rien fait et que ce serait "arrangé tout seul". Et d'une certaine manière, ce n'est pas faux: les manipulations ne constituent alors qu'un évènement parmi d'autres de la vie du patient - un évennement, une incitation dans le bon sens.
Les grosses fatigues, les grosses réactions, je me méfie quand même si ça dure. Si ça dure, c'est que ça va pas. Je veux dire: il y a quelque chose dans ce que je fais qui ne va pas.